Note de l'auteur

Ce blog évolue sans arrêt sauf pendant mes périodes de rotation à terre, aussi bien dans les articles que dans les animations sur le coté gauche. Et surtout n'hésitez pas à écrire vos commentaires en bas de chaque article.

Remarque importante: Certains de ces articles font l'objet d'une modération de ma part afin de ne pas froisser certaines sensibilités qui pourraient s'échauffer rapidement étant donné le contexte difficile de certains lieux de travail. Si toutefois malgré mes précautions, tel était le cas, ceci ne serait pas du tout intentionnel de ma part et je m'en excuse d'avance.
Please consider your environmental responsibility before printing this blog.

Chapitre 19: Emirats Arabes Unis

Chapitre 19: Emirats Arabes Unis

mardi 29 mai 2012

Un mois et demi d'attente

Après un mois et demi d'attente, je vais enfin retourner au taf dès le 5 juin 2012. Destination Abu Dhabi. Entre temps? Rien, sinon la visite médicale offshore annuelle, la visite médicale de l'entreprise bi-annuelle et une formation de deux jours pour pouvoir rentrer dans les industries pétrochimiques françaises, ce que ne permet pas mon contrat d'expatrié. Autant dire que la formation ne va pas me servir sauf sur le CV pour mon exploitabilité.

mercredi 11 avril 2012

La milice des moeurs

Ca y est, le taf est terminé, le compresseur est démarré, les rapports sont faits, prochaine étape, demain matin à Abu Dhabi avant de retourner en France vendredi. Au moins, à Abu Dhabi, on peut boire une bière ou un verre de vin, ce n'est pas comme au Koweit ou en Arabie Saoudite ou ils nous ferait presque mourir de soif avec leur interdiction d'alcool. D'ailleurs les Saoudiens ne s'y trompent pas et ils viennent le week-end profiter d'un peu plus de liberté comme tout simplement pouvoir manger en famille au restaurant et ne pas être séparé avec les hommes d'un coté et les femmes et enfants de l'autre. Ils se lâchent aussi à boire une bière ou deux, voir quelques whisky. Et puis, aux Emirats, il n'est pas nécessaire de se cacher le visage quand on est femme, sauf si le mari est un peu trop à cheval sur les traditions, mais il n'y a pas une milice des moeurs comme cela existe en Arabie Saoudite. 

mardi 10 avril 2012

Fatigué même de ça

Repas amélioré au camp avec barbecue au pied de la piscine et plats à profusion et surtout une ribambelle de desserts tous aussi bon les uns que les autres avec même une fontaine au chocolat pour arroser ses brochettes de fruits. On s'est donc un peu lâchés hier soir et je ne regrette qu'une seule chose, qu'il n'y avait pas un bon verre de rouge pour accompagner le tout. Heureusement, je ne suis pas ici depuis assez longtemps pour encore apprécier ce genre de choses car en discutant avec certains qui ont passés plus de 6 ans ici, ils sont fatigués même de ça.

samedi 7 avril 2012

Eclairé par les torchères

Le camp se trouve à 8 km du site au milieu des dunes. C'est une petite ville d'une cinquantaine de bâtiments avec des bâtiments en dur, deux mosquées, deux piscines, un terrain de foot, une salle de sport, un terrain de tennis, deux cantines, une clinique. Pour aller sur le site depuis le camp, il y a un service de bus avec départ obligatoire à 6h du matin mais par contre on peut revenir à 13h30, 14h30, 15h30, 16h, 16h30, 17h, 17h30 puis 19h30 pour le dernier bus. Si on loupe celui de 17h30 on est donc coincé sur le site pour deux heures supplémentaires, autant dire que personne ne s'y risque. Les bus les plus prisé sont ceux de 14h30 et 15h30. Certains privilégiés ont leur propre chauffeur, ou leur propre véhicule. Il y a aussi un autre camp pour ceux qui viennent en famille, mais je n'ose même pas imaginer la joie de la famille de rester ainsi au milieu des dunes éclairé par les torchères qui crachent leurs flammes jour et nuit.

mardi 3 avril 2012

Y revenir le lendemain et les jours suivants

Quand on doit se rendre sur le site, il est obligatoire de prendre les bouteilles d'oxygène avec soi et à la moindre alarme, on met le masque sur la tête, on ouvre les bouteilles et on se tire sans chercher à comprendre, le plus rapidement possible vers la sortie. Le gaz extrait de la nappe comporte 48% de H2S soit 480000 ppm. A 10ppm notre détecteur de gaz sonne et on arrête de travailler, à 100 ppm on ne sent plus l'oeuf pourri car le système olfactif est inhibé, entre 500 et 1000 ppm on tombe inanimé et au dela de 1000ppm le gaz est mortel presque instantanément. Autant dire que la moindre fuite de gaz peut avoir des conséquences dramatiques. On parle beaucoup de la plateforme en mer du nord et tout le monde s'est inquiété de savoir si j'étais là bas, mais ce site est bien plus dangereux du fait du gaz traité et justement, les compresseurs que l'on doit démarrer sont ceux qui sont directement concernés par ce type de gaz  puisque c'est justement leur fonction, comprimer le gaz acide (compresseurs de gaz acide car le H2S est aussi très corrosif) afin de le traiter et d'en séparer le H2S pour après exporter un gaz propre. Le seul avantage avec ce genre d'installation, c'est que les risques sont connus de tous et que les mesures draconiennes de sécurité sont appliqués faisant que le risque d'accident est très nettement diminué. Certains ne comprendrons pas comment je peux travailler dans ces conditions et ne pas avoir peur, mais moi je ne comprends pas comment on peut travailler toute la journée dans un bureau et y revenir le lendemain et les jours suivants.

lundi 2 avril 2012

montre et lunettes

Le transfert de l'hôtel au site s'est effectué sans trop de problèmes mis à part que le bus a du faire demi-tour pour revenir me chercher car je l'attendais à un coté de la route à deux voies comme on me l'avait indiqué et qu'il est passé de l'autre coté. Résultat, une petite heure de retard pour tout le monde. Cette fois ci, je n'ai pas eu le temps de profiter de mon temps à Abu Dhabi car il a fallut refaire des photos avec fond rouge pour le laisser passer (je n'ai d'ailleurs pas très bien compris pourquoi, car mon ancien laisser passer était encore valable et je circule avec celui-ci), racheter une monture de lunettes car j'ai pété la mienne et adapter les verres dessus, changer le bracelet de ma montre qui a lui aussi lâché en même temps que mes lunettes (a quelques secondes près), ce qui a fait que mes lunettes sont tombées par terre, et quand je me suis baissé pour les ramasser, c'est ma montre qui est tombée.  Heureusement, j'ai pu faire tout cela entre 10h (heure d'ouverture du centre commercial qui jouxte l'hôtel) et 12h (heure du check-out de l'hôtel). Et tout de suite après le déjeuner, c'était l'attente du bus pour me rendre sur le site.

dimanche 1 avril 2012

le seul pékin coincé sur la plateforme

Non, si cela peut vous rassurer, je ne suis pas le seul pékin coincé sur la plateforme Elgin qui a été complètement évacuée, et d'ailleurs, je ne suis jamais allé sur cette plateforme, même si il a été question que j'y aille pendant un court moment en 2011 mais cela ne s'est jamais fait. D'ailleurs, si cela peut finir de vous rassurer, en ce moment, je suis à Abu Dhabi pour un deuxième voyage sur le même site que la dernière fois mais je pense y rester plus longtemps cette fois ci, car il va falloir réellement démarrer le compresseur. Donc me voilà confortablement installé dans mon palace 5 étoiles en attendant mon départ demain ou après demain pour le site selon les moyens de transports disponibles.

mercredi 14 mars 2012

L'attaque des moulins par Don Quixote

Lever à 4h30 du matin pour soit disant démarrer l'installation à 5h et il est 11h30 et j'attends toujours. Les chefs veulent que l'on aille vite et qu'on se lève tôt pour tout faire dans une journée, mais à la base, personne n'est pressé et donc leurs gesticulations n'ont pas plus d'effets que l'attaque des moulins par Don Quixote. Je reste donc dans la play room (une salle télévision ou l'on peut s'affaler dans des canapés pour regarder la télévision, surfer sur internet ou jouer avec une x-box). Comme je ne suis pas du tout un fan de la x-box et que la télévision est réglée à longueur de journée sur sky sport avec les matchs de foot de la premier ligue en boucle et que cela non plus ce n'est pas ma tasse de thé, je m'affale sur le canapé avec mon macbook ou mon ipad et je surfe ou regarde des films en attendant que l'on m'appelle.

mardi 13 mars 2012

La dispense

J'ai réussi à être dispensé de l'exercice d'alarme hebdomadaire grâce à un boulot urgent de nuit à réaliser. C'était bizarre de rester sur le site de travail quand l'alarme sonnait et que le haut parleur demandait à tout le personnel de rejoindre le poste de rassemblement, mais on avait l'ordre des grand chefs de faire ce travail de toute urgence et donc de ne pas tenir compte de cet exercice. Le pire, c'est que même si ce travail a commencé comme prévu, il a vité été annulé pour non conformité du permis de travail avec les tâches à réaliser. Dès que le travail à faire diffère de ce qui est écrit sur le permis, tout le monde s'arrête et le travail est annulé jusqu'à qu'un nouveau permis soit écrit, c'est la règle stricte qui doit être appliquée dans tous les cas. Et pour refaire un permis, il faut refaire une analyse de risques, évaluer toutes les tâches et repasser par tout le circuit administratif avant d'avoir les signatures nécessaires. Cela peut prendre une demi-journée ou même plus. Hier soir, le problème est qu'il fallait démonté un couvercle pour pouvoir vérifier le sens de rotation du moteur avant de l'accoupler au compresseur et que sur le permis il était indiqué que le couvercle devait être fermé. L'ouverture du couvercle, entraîne bien entendu d'autres mesures de sécurité et les risques ne sont plus les mêmes. Du coup, nous sommes rentrés à la base vie juste après la fin de l'exercice d'alarme.

vendredi 9 mars 2012

On va faire avec

Première journée bien chargée. Après un lever à 5h du matin pour un check-in à 5h40, un vol effectif seulement deux heures, une arrivée directe dans le tas avec visio-conference pour ouvrir le bal puis petite promenade digestive au sommet de la plateforme pour intervenir sur l'installation. Je dois intervenir sur un compresseur qui est resté un an à l'arrêt suite à une panne moteur et redémarrer tout ça en changeant au passage des paramètres machines pour satisfaire le client qui a une autre situation au niveau des puits demandant plus de pression en sortie du compresseur. Et bien sûr, ils veulent faire tout cela pour lundi avec le week-end ou je ne peux contacter personne en France. Mais, on va faire avec.

jeudi 8 mars 2012

La température et les mouettes

A chaque retour sur Aberdeen, je suis frappé par deux choses, la température et le bruit des mouettes. Pour la température, ce n'est jamais comme on s'y attendais, car alors que je m'attendais à un grand froid du grand nord, je suis surpris par la douceur actuelle comme je l'ai été par la froideur en été. Les mouettes, c'est le symbole sonore d'Aberdeen, on ne peut aller nulle part sans entendre leur cri. Mais Aberdeen, c'est aussi cette ville toute grise à cause des pierres utilisées pour la construction et l'unité architecturale qui fait que tous les bâtiments sont construits en pierre de taille ou qui ont un revêtement imitant cette pierre. C'est pas vilain du tout mais ca surprend au début de voir tant de gris. C'est aussi le musée d'art complètement gratuit ou l'on peut voir des oeuvres de Matisse, Van Gogh, Bonnard, Laurencin, Pisaro, Braque et bien d'autres sans avoir les foules et sans payer un centime pour entrer, c'est aussi le restaurant italien au coin de la rue, pas une pizzeria quelconque, non, un vrai restaurant italien, sicilien en fait avec plein de plats que l'on ne voit jamais dans les pseudo pizzeria-trattoria bas de gamme, ou alors ce restaurant dans une église ou ce pub immense qu'est le monkey house. Dommage que je ne reste chaque fois qu'une seule nuit pour visiter, mais demain matin, boulot oblige, j'embarque en hélico pour la plateforme.

vendredi 3 février 2012

Mission express

Finalement, je ne suis resté qu'un seul jour sur le site car le compresseur que je devais démarrer se trouvé démonté et emballé prêt à être renvoyé en France, suite à des fissures apparues sur la carcasse. Si ma mission n'a pas été annulée, c'est parce que je devais valider une modification que le client avait faite en notre absence et cette validation a été réalisée en 1 heure de temps. Donc, à 1 heure de l'après midi j'avais fini mon travail et vers 4h j'étais en route pour Abu Dhabi. Je passait la nuit dans l'hôtel grand luxe à 400€ la nuit et 100€ le repas et me retrouvais le lendemain dans l'avion de retour.

mardi 31 janvier 2012

Profiter de la volupté artificielle

J'ai reçu mon autorisation de travail et donc je vais quitter l'atmosphère luxueuse d'Abu Dhabi pour m'enfoncer à deux heures et demi de route dans le désert dans un camp ou je resterai jusqu'à la fin de ma mission. Le départ est prévu pour demain matin et donc il me reste la journée pour profiter de la volupté artificielle des grands hôtels. Hier, j'ai profité de ma journée pour faire un tour de la ville en bus à impériale avec montée et descente à autant d'arrêts que l'on veut, les bus passant toutes les demi-heures. Ca m'a permis de me faire une idée et de voir que comme toutes les villes du moyen-orient que j'ai visité jusqu'à maintenant, elles sont en éternel chantier car ils n'arrêtent pas de détruire l'ancien ou le presque ancien voir le plus tout à fait neuf pour reconstruire plus haut, plus grand, plus clinquant. Toutefois, ici, c'est beaucoup moins poussiéreux que Koweit City et beaucoup plus artificiel aussi car tous les habitants non fortunés ont été expatriés dans une partie lointaine du centre ville hors de l'ile qui détermine ce centre, ne laissant ici que bureaux, centre commerciaux, palaces et résidences de luxe pour la classe dirigeante ou les expats fortunés. 

lundi 30 janvier 2012

Capitale mondiale du bling bling

Le Beach Rotana Hotel à l'intérieur

Le Beach Rotana Hotel (*****) vu de la plage

La plage du Beach Rotana Hotel (*****)

Le Beach Rotana Hotel (*****), la piscine

Abu Dhabi

Abu Dhabi, le centre

Abu Dhabi, une mosquée coincée entre deux gratte ciels

Abu Dhabi

Abu Dhabi

Abu Dhabi depuis le port de plaisance

Abu Dhabi

Abu Dhabi en éternelle reconstruction

Abu Dhabi depuis le bus à impériale

Une tour d'Abu Dhabi, ma préférée

La grande mosquée d'Abu Dhabi

La Grande Mosquée d'Abu Dhabi
Abu Dhabi, capitale mondiale du bling bling ou Rolex, Ferrari, Hermes, Vuiton et autres cochonneries pour richetos sont légions. Ici, tout est à la démesure et au clinquant, l'hôtel qui a couté le plus cher à sa construction, la mosquée la plus grande après les 2 d'Arabie Saoudite, le circuit de golf le plus verdoyant, les milliards de litre d'eau dépensés chaque jour pour verdir la ville, le circuit de formule 1, le stade immense qui sert presque à rien, les shopping centers gigantesques, les iles artificielles immenses pour milliardaires... Seule concurrente sur cette planète, Dubai sauvée de la banqueroute et financée par l'émir d'Abu Dhabi!

Abu Dhabi, Rotana Beach Hotel

Abu Dhabi, Rotana Beach Hotel, un palace 5 étoiles au centre d'Abu Dhabi. Je reste ici pour 2 ou 3 jours, le temps que mon autorisation d'entrée sur le site soit validée et j'espère recevoir très rapidement mes bagages qui n'ont pas réussi à transiter entre le terminal 2F et le terminal 2A à Roissy Charles De Gaulle. J'aurai dû me méfier, car je savais déjà que les bagages ne suivaient pas quand il s'agissait d'embarquer sur le 2B et le 2A est la copie conforme du 2B pour les long courriers. En fait, les terminaux 2A et 2B n'ont aucun vol Air France et donc dès que l'on embarque à partir d'un de ces terminaux, il ne faut surtout pas faire suivre les bagages car ils sont systématiquement bloqués à CDG, et bien sûr quand à Bordeaux on m'a dit que les bagages allaient jusqu'à Abu Dhabi, je ne me suis pas méfié. Ca c'est l'efficacité de Paris Charles de Gaulle, l'aéroport que j'adore tant que j'aimerai le voir rasé complètement afin d'en construire un nouveau fait par des architectes digne de ce nom. 

mardi 24 janvier 2012

Abu Dhabi

Le départ pour Abu Dhabi a été confirmé à dimanche 29 janvier 2012. J'attends mon billet et toute la doc necessaire pour accomplir la mission. D'ici là, tout peut changer mais je pense que c'est bon, j'ai le feeling. Ca sera la première fois que j'irai travaillé dans les Emirats Arabes Unis. Après cela, dans les pays du Golfe Persique, il ne restera que Bahreïn ou je ne serai pas allé. Quant à la péninsule arabique, le Yémen est également absent de mes destinations passées mais je ne m'en porte pas plus mal car ce n'est pas vraiment une destination qui donne envie d'aller. C'est bien dommage d'ailleurs car c'est très joli d'après les photos que j'ai pu voir mais entre les émeutes et les enlèvements d'étrangers...

jeudi 12 janvier 2012

Du coté des turbines vapeur

L'Allemagne, c'est fini cette fois et je pense pendant un moment. On a réussi à mettre en service les derniers ajouts et donc maintenant les deux machines sont parfaitement opérationnelles. Prochaine étape de mon parcours professionnel, je quitte momentanément le monde des compresseurs de gaz pour aller du coté des turbines vapeur. En changeant de machine tournante, on change aussi de milieu, car les compresseurs restent dans le monde du "oil and gas" alors qu'avec les turbines on peut aussi bien se retrouver dans une sucrerie, une papeterie ou un centre de recyclage des déchets, partout ou la production de vapeur du fait du procédé industriel peut être utilisé pour générer de l'électricité à moindre frais. Je ne sais pas encore quand je commence, car je dois accompagner un ingénieur de démarrage sur un site pour être formé puis après on enchainera les boulots. Bien sûr, je ne resterai pas dans les turbines et pourrai faire du compresseur quand il sera nécessaire.

mardi 10 janvier 2012

Arzo

Enfin trouvé deux très bons restaurants, un, un peu classe mais sans plus mais style traditionnel très bon avec un excellent déssert de fruits rouges avec glace et gateau style bavarois. Le deuxième est plutôt style saloon select dans le mid-west style Arkansas. Mais réellement le meilleur hamburger de tout le mid west Allemand cette fois. De la vraie barbaque hachée main et trois fois plus gros qu'ordinaire, des vrais frites, et une bonne guiness pour faire glisser le tout. Ok, c'est pas dans le style classieux, mais pas fastfood du tout, non, vrai resto assis avec des couples qui se regardent, des amis qui se rencontrent et préparent leur soirée, des familles qui trainent encore un peu mais sont sur le point de dégager la scène, il faut dire qu'il est tard au restaurant, il doit bien être 18h45. L'effervescence commence à retomber, la rush-hour est terminée. 19h30, tu te retrouve comme un con tout seul à finir ton dessert (encore un, gourmand) et tu te demandes si tu vas déranger quand tu demanderas un expresso, non, ils ne lavent pas encore le percolateur, on a de la chance. C'est le revers de la médaille, t'es en Allemagne, pas dans l'Arkansas ou n'importe quel trou perdu dans le monde. Ici, on mange tôt car il faut se coucher tôt pour se lever tôt pour aller travailler. Pays de l'ordre et des idées claires. Pas d'hésitation, repas du soir à 18h dernier délai. Arzo!

jeudi 5 janvier 2012

On devrait plus souvent prendre exemple sur le modèle allemand...

Ici, la nouvelle année commencera le 9 janvier soit lundi prochain et en attendant c'est business minimum ici. Le gardien m'a regardé avec de gros yeux le 2 janvier quand je suis arrivé à la porte du site, comme si j'étais un extra terrestre. Je l'ai rassuré en lui disant que je venais juste poser mes affaires. Le lendemain, nouveau gardien mais presque la même réaction, il m'a dit que ce n'était pas un jour pour venir travailler, j'ai encore du le rassurer que je ne restais pas très longtemps. Hier, le gardien ne m'a plus rien dit, mais il n'y avait pas foule dans le parking et aujourd'hui c'est encore assez vide de ce coté là. Comme demain, c'est vendredi, il ne faut pas attendre à un réveil brutal et donc le travail devrait commencer en douceur du coté de lundi après midi quand tout le monde aura pris le temps de raconter ses vacances et de consulter ses mails. Ainsi va la vie chez l'équivalent allemand de Gaz de France. On devrait plus souvent prendre exemple sur le modèle allemand...

mercredi 4 janvier 2012

Adieu gluhwein?

Retour de fêtes dans la basse saxe ou rien n'a semblé changer si ce n'est le démontage du marché de Noël. Adieu gluhwein? Non, fort heureusement il reste plein d'échoppes ou l'on peut se réchauffer en buvant cette boisson agréable par temps frisquet. Et si la gourmandise persiste, on peut toujours aller déguster un ApfelStrudel recouvert de crème anglaise et avec un tout petit peu de chantilly. A moins que l'on préfère le bavarois ou la forêt noire qui sont tous les deux alléchants dans la vitrine du patissier. 

vendredi 23 décembre 2011

Sol Invictus

Fin de mission provisoire pour aller fêter Sol Invictus (je préfère la fête païenne à la religieuse) et la nouvelle année à la maison avant de revenir ici le 2 janvier de la nouvelle année grégorienne de 2012. Sol Invictus à l'allemande, ou du moins sa préparation, c'est beaucoup de glühwein (un délicieux vin chaud aux épices) dans les marchés de Noël (oh pardon de Sol Invictus), des couronnes de sapin à profusion mais pas tellement de maisons décorées comme cela devient de plus en plus la mode en France. A vrai dire, je n'en ai pas vu une seule. 

mercredi 21 décembre 2011

On aurait déjà débarrassé le plancher

La situation ici est très particulière car les compresseurs qui sont installés sont d'un type nouveau à palier magnétique. Les paliers magnétiques permettent au rotor de n'être plus au contact d'aucune pièce car le champ magnétique le met en lévitation, ce qui permet de se passer de l'huile pour lubrifier et du gaz pour l'étanchéité. Si le système fonctionne bien à l'heure actuelle, le site a fait les frais des petits bugs de jeunesse que l'on retrouve dans tout produit industriel neuf lors de sa première exploitation. Le site n'est pas un site pilote pour autant puisque ces compresseurs ont été installés sur plusieurs autres sites juste avant ou en même temps, mais il n'y avait pas assez de recul pour pouvoir s'épargner de ces petits travers de jeunesse malgré la veille technique permanente du bureau d'étude sur ce sujet. Et cela est aussi la nouveauté pour moi, avoir affaire au bureau d'étude en direct et non pas aux services techniques auquel je me réfère sur les autres affaires. Ajoutons à cela le contrat de type clef en main qui fait que le client n'est pas tenu de payer directement notre prestation et qui n'a pas d'intérêt à ce que cela se termine rapidement, surtout quand ils ont un compresseur à leur disposition pour produire, et l'on se retrouve dans une situation qui perdure, là ou sur d'autres sites on aurait déjà débarrassé le plancher depuis longtemps, vu que dans ces cas, c'était le client qui payait nos prestations.

mardi 20 décembre 2011

Le pachyderme aux défenses légendaires

La neige est tombée sur cette partie occidentale de la Sibérie Germanica qui se prénomme encore la Saxe, histoire de tromper l'ennemi. Mais cela ne trompe guère son monde car tout le monde sait que les saxons ne sont pas venus de la côte d'azur mais plutôt du pays des mammouths. D'ailleurs, leur capacité à ingurgiter des quantités astronomiques de bière montrent bien que leur estomac est issu du croisement ancestral entre le saxon et le pachyderme aux défenses légendaires. Tout cela pour dire qu'il neige et qu'il fait froid.

lundi 19 décembre 2011

Ils font durer le plaisir

Attente. Un mot familier et constant quelque soit le site ou l'on se rend. Ici nous attendons principalement l'autorisation du site pour faire des essais et elle est délivrée au compte goutte même si les machines ne tournent pas. Il faut dire qu'il s'agit d'un clef en main, donc ils ne payent pas tant que tout n'est pas complètement terminé (et il y a toujours un petit quelque chose dans la liste des reste à faire) et en plus ils peuvent produire comme ils le souhaitent avec un compresseur sur les deux disponibles, donc c'est tout bénefice pour eux et ils font durer le plaisir.

mercredi 14 décembre 2011

Je me les gèlent au bureau

La législation allemande a l'air d'être moins stricte que la française en ce qui concerne la fumée dans les lieux publics et les bureaux car les personnes arrivent dans le bureau et fument sans même demander si cela nous gène ou pas. Et quand j'ai fais la demande de sortir dehors pour fumer, ils m'ont regardé avec des grands yeux et se sont contenter d'ouvrir la fenêtre, donc non seulement je subis la fumée mais en plus je me les gèlent au bureau. Heureusement que je n'y reste pas longtemps car je vais souvent sur site, mais je n'arrive pas à comprendre que cela n'arrive pas à leur esprit que ca pourrait gêner. Au début, il n'y avait qu'un seul fumeur en la présence du client mais pour les deux jours qui viennent, ils sont trois et deux d'entre eux enchainent clopes sur clopes. 

mardi 13 décembre 2011

Dans la Peau de John Malkovich

J'avais déjà écris au sujet de l'aéroport de Paris Charles de Gaulle et comment je trouvais cet aéroport le plus nul du monde avec cette façon de faire sortir les personnes de la zone internationale pour y re-rentrer après dès qu'ils ont une correspondance qui fait changer de lettre dans le même terminal comme par exemple du 2F au 2E juste à coté, juste histoire de refaire la queue pour le scan quand ce n'est pas nécessaire, renlever sa ceinture, ses chaussures, sa montre, sa veste, ses clefs, sortir le PC, l'Ipad, le téléphone alors que l'on était déjà en zone internationale et que l'on aurait pu y rester. Déjà tout cela avait de quoi enrager n'importe quel passager avec une correspondance un peu tendue, mais ce n'est rien à coté du terminal 2G. Le concepteur de l'aéroport était un jour fâché, de mauvaise humeur et a voulu se venger avec les voyageurs et il a conçu le 2G. Quand on veut se rendre au 2G on sort bien entendu de la zone internationale et on suit les panneaux 2E, 2G qui nous amène au 2E puis on doit sortir dehors, attendre dans la pluie une navette arrivant toutes les 6 minutes et qui est bondée, se serrer comme dans le RER en heure de pointe pour un trajet de 6 minutes depuis le 2E mais pour plus du double si on vient du 2A ou 2B et près de 30 minutes si on arrive du terminal 1. On arrive finalement dans un vulgaire hall de gare noir de monde avec pas assez de sièges pour s'assoir aussi bien en zone comune que dans le salon, deux trois magasins à la con pour faire quand même aéroport et un tableau d'affichage n'indiquant les portes d'embarquement qu'au moment ou il faut embarquer. Si encore ils avaient nommé ce terminal avec un autre chiffre que le 2 qui faisait penser que l'on était proche des autres numéros 2, il y aurait moins eu tromperie sur la marchandise, ils auraient même pu l'appeler 3 1/2 pour faire style "Harry Potter" ou "Dans la Peau de John Malkovich". 

mercredi 16 novembre 2011

La Sibérie Allemande

Mission terminée ce matin à 11h. Je quitte enfin la Sibérie allemande pour retrouver des contrées au climat plus clément. Mis à part le climat, c'était assez sympa ici,  certes, on pourrait toujours se plaindre de la piètre offre de restauration limitée au Schwein, Schwein et Schwein ou alors à la pizza et les kebabs, on pourrait aussi se plaindre du manque de vin rouge français dans ces mêmes restaurants mais alors on deviendrait franchement chauvinard râleur ce que je veux éviter. Je préfère retenir les délicieuses pâtisseries proposées qui parfois trop nombreuses donnent envie de tout goûter tellement cela a l'air bon, le bon accueil du client, des relations agréables en général avec les locaux même si la barrière de la langue enlève un peu de profondeur dans l'échange, le travail pépère qui m'a permis de rafraichir mes neurones en retournant sur mon métier de base qui est la programmation, de visiter de très belles villes qui sont trop loin de chez moi pour que j'aille naturellement les visiter et d'avoir réalisé la chance que j'ai d'habiter sous des climats nettement plus cléments ou le thermomètre ne tombe pas si facilement dans le négatif.

lundi 14 novembre 2011

Le froid de canard (coin coin)

Le froid glacial s'est installé dans cette région de basse saxe et j'ai beau m'habiller, rien n'y fait, le froid rentre partout. Pourtant, je me retrouve avec un T-Shirt, un sweat-shirt, une grosse chemise de bucheron canadien et une parka et j'ai encore froid. Je ne sais pas comment font les gens pour vivre au nord de l'Europe, je crois que je ne le comprendrai jamais. Le froid est pour moi la pire des sensations et je préfère largement devoir travailler sous 5°C à l'ombre que sous le moindre degré négatif. En plus dans ces pays du nord, quand il fait froid, les gens se cloitrent chez eux et on fini par se retrouver bien seul dans la rue et en tout cas personne ne cherche à s'attarder pour discuter le bout de gras avec l'idiot qui se balade seul dans les rues des villes d'Allemagne et de Hollande pendant le week-end. Car malgré ce froid de canard (coin coin) j'ai profité de mon week-end en astreinte technique pour me balader entre Groningen en Hollande et son vent glacial et Munster en Allemagne et son froid modéré à fort. Les deux villes seraient magnifiques sans ce froid qui m'oblige à rentrer ma tête dans le col de ma parka au lieu d'admirer la beauté du lieu.
Groningen
Groningen

Munster

Le marché à Munster

Munster

Munster

La queue pour le marchand de saucisses....

Un autre marchand de saucisses.

mercredi 9 novembre 2011

Plier les gaules

Deux jours de travail intensif à installer mon programme modifié et tenter de le tester. Je dis bien tenter, car chaque fois il y a quelque chose qui empêche de faire correctement les essais et comme ce chantier est un clef en main, le client n'est pas pressé de faire marcher le bousin. Donc on se retrouve soit sans gaz, soit sans client pour valider, soit avec un client mais sans autorisation ou bien tout cela à la fois. Et quand ce n'est pas le client, c'est parfois le débogage des programmes qui dure plus longtemps que prévu et on dépasse ainsi la fenêtre de tir qui nous permettait de faire ces essais. Donc, en deux jours, le programme est installé dans la machine mais rien n'a encore été validé. J'ai jusqu'à mercredi prochain pour tout finir après quoi, sauf prolongation de dernière minute, je devrais plier les gaules.

mardi 8 novembre 2011

c'est celle du repas de midi que les locaux sont en train de payer!

En Allemagne, quand on arrive au restaurant entre sept heures et sept heures et demi du soir pour manger, on voit les clients payer la note et s'en aller et l'on se retrouve rapidement seul dans le restaurant. Heureusement qu'ils servent encore à cette heure là. Les Allemands qui se rendent en vacances en Espagne doivent être bien malheureux ou alors ils se retrouvent entre eux au restaurant. A moins qu'ils trouvent que les espagnols mangent bien tôt en voyant ceux ci payer la note alors qu'ils arrivent, mis à part que c'est celle du repas de midi que les locaux sont en train de payer!

lundi 7 novembre 2011

Tourisme

Voici quelques photos de villes en Basse Saxe (Lingen, Brême et Oldenburg) suite à mon petit trip du week-end:
Lingen
Oldenburg

Quartier de Schnoor - Brême

Quartier de Schnoor - Brême

Quartier de Schnoor - Brême

Quartier de Schnoor - Brême

mercredi 2 novembre 2011

Le plaisir de ne pas s'ennuyer pendant la retraite

Je croyais qu'il n'était pas possible de fumer dans les bureaux en Allemagne mais apparemment si et c'est le responsable du site qui doit signer mes feuilles d'heures à la fin qui fume comme un pompier. Je sors du travail avec l'impression de m'être roulé dans un cendrier et avec un mal de crane qui ne me lâche pas de la soirée. Je devrais dire quelque chose mais je n'ai pas envie de me le mettre à dos pour qu'il me fasse des histoires sur mes feuilles d'heures à la fin de la mission, alors je dis rien et je continue à sentir le cendrier en sortant. J'ai de plus en plus de mal à comprendre comment on peut se complaire dans cette odeur. Le pire de tout cela est qu'il n'en tire aucun plaisir sinon celui de savoir qu'il ne va pas avoir le temps de s'ennuyer pendant sa retraite car il aura clamsé avant.

mardi 1 novembre 2011

éviter le schwein

J'ai fini par atterrir en basse saxe en Allemagne dans une jolie petite ville au milieu de nulle part. Quand je suis arrivé au travail ce matin et que j'ai vu les cheminées à vapeur, j'ai d'abord cru que j'arrivais dans une centrale nucléaire mais ce n'était qu'une centrale à gaz. Je suis là pour dix jours pour faire des modifications de programme et non pas pour démarrer une machine comme d'habitude. Ça me change et ça me rafraichit les méninges même si je n'aime plus trop ce genre d’exercice l'ayant trop pratiqué par le passé. Mais je préfère encore être là qu'à certains endroits craignos que la terre abrite. En fait, le seul problème avec l'Allemagne c'est que c'est un peu un cauchemar culinaire pour moi qui n'aime pas trop manger du porc. Ce n'est pas religieux, rassurez vous, ce n'est pas demain la veille que je suivrai des dogmes, mais c'est juste par goût. Du coup, je suis très limité dans mes choix de menu et de restaurants surtout quand j'élimine également les chinois et que j'essaie dans la mesure du possible de ne pas fréquenter les pizzeria plus qu'une fois par semaine. Le pire étant le fast food auquel je n'ai pas pu échapper ce midi, suivant mon collègue de travail qui m'a proposé d'aller manger avec lui. Par contre, je me suis bien rattrapé ce soir, trouvant un resto qui servait des caipirinha en cocktail et une variété de spécialités de différents pays qui m'a permit d'éviter le schwein.

lundi 10 octobre 2011

Les habituels tankers et les bateaux ravitailleurs qui vont et qui viennent

Du bateau, on aperçoit deux autres entités exploitantes de pétrole, un autre navire FPSO surtout visible la nuit grâce à la torchère et un peu plus près la plateforme Gannet Alpha. Cette plateforme est celle de Shell qui a eu un problème de nappe de pétrole en mer à la mi-août de cette année suite à la rupture d'un pipeline. En tout cas, la mer autour du bateau est normale et la pollution s'est soit résorbée soit n'a pas touché cette partie de la mer. En dehors de ces deux points de repère à l'horizon, il n'y a rien d'autre sinon les habituels tankers et les bateaux ravitailleurs qui vont et qui viennent. Je suis assez heureux de savoir que demain je quitte ce désert humide pour retourner sur la terre ferme après avoir finalement réussi à démarrer le compresseur.

samedi 8 octobre 2011

Aux perfides de l'Albion

Mon patriotisme à géométrie variable suivant l'opposant qui est en face me fait clairement espérer la victoire des bleus face aux perfides de l'Albion. Pourtant, la dernière fois, j'espérais la chute de la France, mais c'était face à Tonga, petite nation et les petites nations ont toujours ma préférence. Dans le cas de l'Angleterre, la question ne se pose pas et si j'aime beaucoup côtoyer les anglais dans la vie, dans le sport il en est tout autrement. Dans ce sens, je rejoins les écossais, tout sauf les anglais.
1h + tard: Les écossais sont contents, ils ont été vengés de leurs ennemis intimes, espérons maintenant que les Gallois se montreront à la hauteur. 

vendredi 7 octobre 2011

Une nuance de regret s'est installée dans mon esprit.

J'ai raté le vol pour l'hélicoptère aujourd'hui. Je ne savais pas que j'étais sur la liste des passagers car la veille j'avais discuté avec le chef de site et il m'avait dit que l'on allait démarrer le lendemain comme il me le dit tous les jours. En fait mon nom sur la liste était une erreur et je ne devais pas y être, mais si j'avais regardé la liste ce matin et préparé mes affaires, je serais parti du bateau sans que personne ne trouve rien à y redire. Dommage, une occasion perdue de retrouver la terre ferme. Mais bon, de toute façon j'aurai été stoppé par le chef de site au moment ou j'aurai voulu qu'il signe ma feuille d'heures. Mais, même si je savais cela impossible, une nuance de regret s'est installée dans mon esprit.

jeudi 6 octobre 2011

Lutter contre l'oisiveté forcée

Au départ je devais partir pour trois ou quatre jours et je vais me retrouver à faire deux semaines ici et peut être sans même pouvoir travailler. Car quand je parle aux gens sur le site et leur demande quand ils ont l'intention de démarrer le compresseur, ils me disent que ce n'est pas pour bientôt car ils ont plein de problèmes à régler avant. Mercredi prochain au plus tard je m'en vais du site car cela fera deux semaines que je suis ici et on ne reste pas plus de deux semaines en Mer du Nord. Le principal problème est que, pour lutter contre l'oisiveté forcée, je n'ai pas amené suffisamment de livres et de films et j'ai déjà épuisé le maigre stock que j'avais. 

mercredi 5 octobre 2011

Le cheese cake

Mis à part le cheese cake, la bouffe ici n'est pas au même niveau que sur les autres plateformes de la mer du Nord et certainement pas au niveau du FPSO norvégien ou j'étais l'an dernier et qui surpasse largement toutes les autres cantines dans le monde du Oil and Gas. Ce n'est pas le pire endroit, loin de là et je trouve de quoi me nourrir mais il n'y a pas de quoi s'en relever la nuit. Quant au cheese cake, il n'est pas spécifique à ici mais c'est le genre de chose que je sais apprécié dans le monde anglo-saxon, les desserts.

mardi 4 octobre 2011

On a du mal a aller droit

La mer est pas mal grosse avec des creux de 3 à 4 mètres, ce qui n'est pas encore grand chose en Mer du Nord ou les creux de 10 voir 15 mètres peuvent être atteints mais c'est déjà suffisant pour que le bateau se mette à tanguer et que l'on ait l'impression d'avoir un peu trop bu quand on marche car on a du mal a aller droit. Ce n'est pas encore problématique et personne n'a le mal de mer pour l'instant et j'espère bien ne pas l'attraper. 
Heureusement, je n'ai rien à faire dehors pour l'instant car ils ne sont toujours pas prêts mais peut être que cette après midi il va falloir aller sur le pont pour enfin commencer à travailler.

dimanche 2 octobre 2011

Pas grand chose d'autre à faire

Cela devient une habitude de me faire partir en catastrophe car le client a besoin de quelqu'un de toute urgence et d'arriver sur le site avec une impossibilité de faire quoi que ce soit. Ici, c'est parce que une des deux turbines a lâchée et l'autre est en révision donc sans turbine pas moyen de faire tourner quoi que ce soit. Pendant ce temps ils ne produisent pas, mais cela fait trois mois qu'ils ne produisent plus ici car ils ont tout arrêté pour faire une grande révision et c'est en voulant redémarrer qu'un des deux turbines a rendu l'âme. En attendant, je traîne entre un des ordinateurs avec accès à internet, la cantine, la salle télévision, ma chambre et de nouveau l'ordinateur puis encore la cantine et enfin ma chambre. En dehors de tout cela, pas grand chose d'autre à faire sinon faire un petit tour dehors afin de prendre un peu l'air marin. 

samedi 1 octobre 2011

Allégeance aux armes

Journée de deuil national ici en Ecosse, les écossais ont perdu leur match dans les dernières minutes contre leurs ennemis jurés, les anglais et du coup ne se qualifient pas pour la suite de la compétition alors qu'à cinq minutes de la fin ils avaient encore une avance de trois points. Rageant. Je me rappelle lors d'une coupe du monde en 2007 avoir été offshore et quand la France avait perdu contre les anglais, les écossais m'avaient demandé ce que l'on avait foutu car c'était la honte de se faire battre par ces f... Je pourrai leur retourner l'argument mais je préfère compatir surtout que je ne pouvais certainement pas la ramener quand les français n'ont guère fait mieux, ils ont perdus eux aussi et se qualifient sur un petit point de bonus à la con. Personnellement j'étais de tout coeur avec l'équipe de Tonga. J'aurai même voulu que les français ne se qualifient pas pour la suite, ça m'aurait vraiment fait plaisir. C'est en quelque sorte ma façon de dire que bien qu'étant français, je ne ferai jamais allégeance aux armes et tant pis si cela effarouche certains esprits chauvins et nationalistes.

Des objets volants

J'ai à peine eu le temps de poser mes affaire chez moi qu'il a fallut repartir dans la même direction, à Aberdeen puis en Mer du Nord mais non pas sur une plateforme cette fois mais sur un FPSO (un bateau usine à pétrole et à gaz sans moteurs pour avancer, attaché au fond de la mer avec des câbles pour rester dans la bonne position et ne pouvant que juste tourner sur lui même pour se remettre dans la bonne position).
Le FPSO étant bien plus ancien que la plateforme quatre étoiles (le cinq étoiles n'est accordé qu'aux plateformes et FPSO norvégiens qui sont encore un cran au dessus niveau confort) ou je me trouvais la semaine dernière. Ici, pas de wifi pour se connecter avec son ordinateur et un nombre limité d'ordinateurs avec accés à internet donc on doit attendre qu'un poste soit libre avant de pouvoir se connecter. Un espace récréatif limité également. Sinon, au point de vue confort des chambres, c'est moins neuf mais ca reste très correct. Le détail qui fait comprendre que l'on est sur un bateau et pas sur une plateforme est la télévision attachée avec des sangles. On nous a d'ailleurs prévenu de ne rien laisser hors des placards si on ne voulait pas se retrouver avec des objets volants en pleine nuit. Pour l'instant, la mer est calme et le bateau n'a pas besoin de se repositionner mais quand cela arrive avec une mer agité de surcroit, il parait que ca bouge pas mal.

dimanche 25 septembre 2011

Le travail épuisant de la plateforme

Mon travail n'aura duré que 30 minutes, le temps de mettre ma combinaison, mon casque, gants, chaussures de sécurité,, lunettes, détecteur de gaz et masque de fuite, de sortir de la base vie, traverser le pont entre les deux plateformes, de monter les 10 étages de la plateforme de production, d'entrer dans la salle de contrôle locale, de voir sur l'écran que le compresseur était correctement démarré et que tout se passait bien, rester 5 minutes, redescendre, me rhabiller en civil et voilà le travail terminé. J'avais bien préparé un peu avant en vérifiant certains paramètres sur mes fichiers mais toute cette intervention de plusieurs jours sur cette plateforme se résume à peu prés à cela. Le plus long dans l'histoire est de faire le rapport d'intervention. Et maintenant, j'attend pour savoir quand est-ce que je peux prendre l'hélicoptère pour rentrer. En dehors de tout ce temps passé au travail, j'ai tué le reste du temps devant mon ordinateur en salle récréative à regarder des films, surfer sur internet ou alors à lire un bouquin. Mais le principal dans tout cela est que le client soit content et ait eu l'impression d'en avoir eu pour son argent.

samedi 24 septembre 2011

Il y a pire comme endroit ou trainer.

Je me souvenais de cette plateforme comme étant l"endroit ou j'avais le plus trainé dans les salles récréatives car n'ayant strictement rien à faire et je vois que les habitudes ne changent pas. Cela fait maintenant trois jours pleins que je suis là et rien ne s'est passé. D'ailleurs, même le client ne sait pas pourquoi je suis là, mais c'est bien lui qui à fait appel à quelqu'un. Entre temps, ils ont trouvé d’où venait leur problème et ma présence n'était plus vraiment indispensable. Mais même dans le cas ou elle l'aurait été, je n'aurait pas commencé à travailler pour autant. Le permis de travail vient d'être édité après deux jours d'attente et maintenant on attend que l'installation soit prête à démarrer et je continue donc à trainer dans la seule zone ou je puisse me connecter, c'est à dire entre la salle de télévision, celle de musique équipée de 5 guitares, une basse, une batterie, quatre amplis et un clavier, ou la salle commune qui a un billard et un jeu de fléchettes. Il y a pire comme endroit ou trainer.

jeudi 22 septembre 2011

On conserve bien les choses périssables dans un congélateur

Revenir sur cette plateforme que l'on a quitté quatre ans plus tôt et revoir les même têtes comme si le temps s'était figé ici après mon départ, cela fit vraiment bizarre, surtout que les personnes que j'ai revu n'ont pas l'air d'avoir vieilli. Bon, en quatre ans on a pas vraiment le temps de prendre un coup de vieux mais certains se modifient morphologiquement en beaucoup moins de temps que cela, ici, rien. A croire que l'air marin de l'écosse conserve, remarque, on conserve bien les choses périssables dans un congélateur alors pourquoi pas l'écosse, si on jette un coup d’œil sur les températures, ce n'est pas tellement différent que cela. Il n'y a pas encore l'affichage pour les économies d'énergie du type A, AA, B, C, D, E mais ils y pensent sérieusement et proposent de poser cet affichage sur les bouteilles de whisky. Plaisanterie à part, une des seules choses qui ont changé ici, c'est qu'au lieu de trois plateformes reliées entre elles par des ponts, il y en a maintenant quatre. Les mesures de sécurités diffèrent un peu également avec du matériel différent, plus efficace et moins encombrant qu'avant.

mercredi 21 septembre 2011

Retour aux sources

Retour aux sources donc, puisque me voilà retournant sur la première plateforme ou j'ai commencé mon travail comme expatrié dans le pétrole. Retour à Aberdeen tout d'abord pour retrouver une température hivernale de 10 degrés, bonjour le choc thermique après Oman. Car à vrai dire, je n'ai passé que quelques heures chez moi avant que presque au réveil on m'appelle me demandant de repartir. A peine le temps d'aller acheter un sac de voyage, car l'autre, lors de mon retour d'Oman, ne m'avait pas été rendu par la KLM qui n'avait tout simplement chargé aucun bagage dans l'avion à Amsterdam laissant ainsi le service de bagages de l'aéroport de Bordeaux Merignac se débrouiller avec un avion complet de passagers réclamant ses biens. Cela a donc été la course pour finalement réussir d'être à temps à l'aéroport.

samedi 17 septembre 2011

60 décollages

J'ai compté, depuis le début de l'année, j'ai déjà fait 60 décollages en avion et l'année est loin d'être finie. Dans ces 60 décollages, 18 sont pour le seul fait de venir à Oman comme l'atteste les cinq visas de mon passeport. Et chaque fois que je viens à Oman, j'espère que cela sera pour la dernière fois, et chaque fois je dois revenir. Cette fois n'échappera pas à la règle car le client veut que je revienne pour participer au grand brain storming de savoir pourquoi et comment la même panne est survenue deux fois de suite et comment y remédier. Et après? Après, il va bien falloir revenir pour démarrer. Je vais peut être finir par m'y habituer à ce tas de cailloux, bien que je doute. Si encore le site était près de Muscat, il n'y a rien à dire, c'est pas trop moche de ce coté, mais passé les montagnes côtières, on retrouve près de 1000km de cailloux et rien d'autre et j'avoue qu'à la longue cela est presque déprimant, surtout sous les chaleurs actuelles qui restent à un seuil particulièrement élevé (entre 40 et 45°C).

mercredi 14 septembre 2011

La machine maudite

La machine maudite a refait des siennes, à savoir faire la même panne que l'autre fois, casser les nouvelles étanchéités qui venaient d'être installées, du coup mon séjour dans la fournaise du désert d'Oman va une nouvelle fois écourtée. Mais cette fois, je ne pense pas que je vais revenir de sitôt, car il va bien falloir qu'ils fassent une analyse complète des causes qui engendrent deux fois de suite la rupture de la même pièce au même endroit et après le même temps de fonctionnement. Ce genre d'analyse implique un nombre considérable de personnes et de spécialistes qui chacun donne son avis parfois divergent sur la raison du problème et cela peut prendre un bon bout de temps avant que tout le monde se mette d'accord sur la vrai raison et la solution. J'espère qu'à ce moment là, je serais loin, au Brésil.

dimanche 11 septembre 2011

Alors à la vôtre, hips...

Chaque fois que je viens sur ce site d'Oman, je ramène avec moi deux bouteilles de vin rouge de ma propriété pour le chef de commissioning, un anglais amateur de vin rouge qui est désespéré de ne pas pouvoir se retrouver si loin d'un caviste, surtout maintenant que le nombre de personnes sur le site a nettement diminué et donc le nombre de personne pouvant aller faire une visite chez un caviste avant de venir sur le site a diminué dans la même proportion. En général, je met également une bouteille de rab pour ma propre consommation afin de ne pas me retrouver trop longtemps le gosier à sec. Ce que j'avais oublié de faire la fois dernière et j'avais compté sur l'arrivée du mécanicien pour pouvoir boire avec lui une bouteille qu'il ramenait, c'était sans compter sur les tracas habituels des aéroports à savoir qu'on avait perdu sa valise et le temps qu'ils la retrouvent j'étais parti du site le gosier à sec. Donc, cette fois, je n'ai pas voulu renouveler l'expérience et j'ai pris la fameuse troisième bouteille que je vais ouvrir ce soir pour la boire avec le deuxième mécanicien qui quitte le site demain. Alors à la vôtre, hips....

vendredi 9 septembre 2011

Pas facile d'accoucher d'un visa.

J'ai enfin réussi à déposer ma demande de visa à l'ambassade du Brésil après près de 9 mois d'attente. Donc, il y a neuf mois, mon entreprise et une société de service spécialisée dans la demande de visa se sont accouplés pour qu'un bébé visa sorte neuf mois plus tard. Mais pour l'accouchement, il a fallut aller à la clinique (le consulat du Brésil), s'y faire refouler car, malgré la liste complète que m'avait remise mon entreprise, il manquait mon certificat de naissance attestant que j'étais bien le fils de mes parents comme mentionné dans la demande de visa. J'ai beau eu expliquer que je ne partais pas au Brésil avec mes parents, que je ne vivais plus avec eux depuis près de 30 ans, rien à faire, il faut revenir avec les originaux, donc retour sur Bordeaux pour revenir 2 jours plus tard en TGV, aller faire la queue devant l'ambassade dès 7h du matin pour se trouver en troisième position dans la queue et attendre l'ouverture de l'ambassade à 9h15 pour finalement passer au guichet à 10h30 (après les deux autres personnes qui présentaient plusieurs dossiers). Le bébé visa sortira le 14 septembre des locaux de l'ambassade mais je ne serais pas présent lors de l'accouchement car je serai alors à Oman, car je suis actuellement à Amsterdam Schipoll Airport pour un ultime voyage vers ce site avant le Brésil. Un coursier spécialement affrété se chargera de prendre le bébé visa accompagné de mon premier passeport (je voyage actuellement avec mon deuxième passeport) et de le ramener à mon entreprise qui me le renverra à mon domicile. Pas facile d'accoucher d'un visa.

vendredi 26 août 2011

Promenade pendant le ramadan









Ici à Oman, il est strictement interdit de manger ou boire en public pendant la journée lors du ramadan sous peine d'emprisonnement, voilà pour le texte de loi. Le journal officiel qui relate tous les faits et gestes de son Altesse ne manque d'ailleurs pas de le rappeler en première page avec un avertissement spécifique aux expatriés afin que ceux-ci se restraigent de manger dans les bureaux par exemple. Sachant qu'ils ne peuvent pas manger dans les restaurants car ceux-ci sont tous fermés et ni dans la rue, il leur reste chez eux et tant pis s'ils sont loin de chez eux ou alors de se cacher comme un crevard dans les chiottes puants ou un autre endroit infâme ou personne ne viendra nous chercher. Quant aux touristes, ils feraient mieux de choisir une autre période. Ainsi va le ramadan dans un pays musulman et j'en ai fait l'amer expérience en partant me balader sur la cote sud d'Oman entre deux vols de retour. J'ai bien réussi à boire en cachette, fort heureusement, car je me suis promené dans un wadi (lit de rivière asséché ou non) sous 40°C à l'ombre sans ombre et il faisait un peu soif. Par contre pour manger, j'ai du attendre le soir.

mardi 23 août 2011

Le voyage en bus

Ce qui est le plus énervant dans ce camp, c'est le voyage en bus pour aller ou revenir du site avec le chauffeur qui met la radio à fond pour écouter les sourates du coran chantées ou parlées elait ceci même s'il est le seul musulman dans le bus, car les autres sont soit des indiens soit des européens. Et quand c'est après l'heure du repas, les sourates sont remplacées par un jeu radiotéléphonique en arabe avec le même niveau de volume et je ne sais pas si cela n'est pas pareil que la prière car le présentateur ne peux pas s'empêcher de citer Allah à chaque phrase. Bien entendu le reste étant en arabe, je ne sais pas dans quel contexte il utilise ce mot, mais je doute que ce soit comme certains anglais qui utilisent avec la même fréquence le mot f... Heureusement, je quitte ce camp dès jeudi pour retourner en France, mais ce n'est pas pour autant que j'en ais terminé avec ce supplice car je suis prévu de revenir pour enfin démarrer ce f... compresseur.


samedi 20 août 2011

Je reste ou je pars

Le compresseur avait bien démarré et on pensait que le plus dur était fait. Il a tourné pendant une demi-heure avant de casser. Les garnitures ont lâchées. Les garnitures, ce sont les pièces qui sont de chaque coté du rotor et qui assurent l’étanchéité entre le gaz du compresseur et l'huile qui circule sur les paliers. Problème, il n'y a pas de garnitures de rechanges sur site sauf un modèle en acier qui ne peut pas être utilisé lorsque l'on fera tourner les installations avec le gaz du site. Le gaz du site est un gaz composé de 23% de sulfure d'hydrogène soit 230 000 particules par million, quand on sait que l'on arrête de travailler à partir de 10 particules par million et qu'à 750 particules par million le gaz est mortel, cela donne une idée du taux de concentration de sulfure d'hydrogène communément appelé H2S. L'autre particularité du H2S est qu'il est particulièrement corrosif et donc toutes les pièces sont fabriquées dans un alliage spécial qui résiste à cette corrosion ce qui n'est pas le cas de l'acier. Mais cela ne serait temporairement pas trop un problème car vu le niveau de toxicité du gaz, toutes les installations du site sont testées et réceptionnées avec un gaz neutre qui est soit de l'azote soit du gaz domestique et qui ne sont donc pas corrosifs. Mais cela voudrait dire qu'il faudrait changer deux fois les garnitures, une première fois par celles en acier et une seconde fois après validation de la machine par celles en alliage spécial qui auront été commandées entre temps et réceptionnées. Et suivant l'option choisie, je reste ou je pars.

jeudi 18 août 2011

Le pêché suprême

Le thermomètre de la salle de contrôle affiche 45°C à l'ombre, car la sonde de température a été protégée du soleil, mais c'est bien la seule, car ici, il n'y a pas d'ombre. Pas d'ombre et des cailloux partout qui font office de brique réfractaire en quelque sorte, comme dans un four à pizza. Pas d'ombre, des cailloux et le ramadan qui veut dire que l'on doit se cacher pour boire de l'eau. Pas question de sortir dehors avec sa bouteille d'eau, donc quand on doit rester dehors un peu trop longtemps, on a la gorge qui s'assèche et on est obligé de quitter le poste de travail, de faire une bonne cinq centaine de mètres en plein soleil avant d'arriver dans la Tea Room de la salle de contrôle, de bien s'assurer que la porte est bien fermée et enfin on peut se désaltérer en buvant de l'eau, si aucun musulman n'est bien sur dans la salle. Autrement, il faut attendre qu'il soit sorti avant de commettre le pêché suprême de porter de l'eau à sa bouche en plein ramadan. Inutile de dire que des que l'on ressort, la première chose que l'on a envie de faire est de boire un coup.

mardi 16 août 2011

Ceinture pour le repas du midi

Je ne sais pas ce que viennent faire les touristes à Salalah, dans l'ouest d'Oman. Ici, il n'y a rien sinon une belle plage et en plus je ne sais pas si ces touristes ont réalisés qu'on était en plein ramadan, donc une fois que l'on s'est bien fait cramé au soleil et bien ceinture pour le repas du midi. Quand je les aient vu prendre l'avion de Muscat à Salalah avec moi ce matin (vous l'aurez compris, je suis revenu à Oman), une famille de français avec deux adolescentes, j'ai eu un peu pitié pour eux. Moi, je suis parti dans le désert retrouver ce camp que j'avais quitté en mars dernier. Sur la route, un changement notable, l'herbe qui était jaune dans la partie montagneuse est maintenant verte d'un vert chlorotique que l'on voit chez nous au printemps. Puis, dès que l'on passe qu sommet de la montagne côtière, on retrouve le sable et les cailloux à perte de vue.

mercredi 13 juillet 2011

Dernier voyage à Ilhabella avant mon retour en France

Ci dessus: Un petit peu au boulot quand même
Ci dessous: Mais heureusement, pas tout le temps. Dernier voyage à Ilhabella avant mon retour en France.


mardi 12 juillet 2011

Serai-je un peu trop exigeant?

Voilà, le Brésil est presque terminé, pour cette rotation tout au moins, je prend l'avion demain. Je reviendrai surement quand j'aurai enfin obtenu mon visa de travail après plus de six mois d'attente. Bon, j'avoue que je n'ai pas été très performant question blog cette fois ci, mais il y avait tant à faire dehors que je passais très peu de temps à l'hôtel, juste pour dormir et que donc je n'avais pas trop envie de me mettre devant l'ordinateur. Tant de choses à faire, tant de choses à dire, que je ne sais même pas comment commencer ni finir. Pour moi le Brésil est de loin le meilleur chantier que j'ai fait et des trois sites ou je risque d'aller au Brésil, celui-ci est certainement le meilleur en ce qui concerne la localisation, au bord de la mer dans un paysage de rêve, bercé le soir et le matin au bruit des vagues, avec comme vue de l'hôtel, la mer et les cocotiers, que demander de plus? Si, un peu de samba et de salsa, les bals dansants, pas mal de caipirinha, les jus d'ananas menthe, la feijoada (plat national brésilien comme un cassoulet mais avec des haricots noirs et avec la queue de cochon cuite), les churrascos (barbecues), les pastelerias, l'açai (glace épaisse au cassis avec des bananes coupées en tranche dessus)... Sans oublier la température hivernale de 25°C la journée et 10-15°C la nuit, le soleil, le sourire des gens... Mais serai-je un peu trop exigeant?

vendredi 8 juillet 2011

Les b... de devoir rester deux jours de plus

Je reste deux jours de plus au Brésil car la personne qui me remplace pendant mes vacances ne peux pas arriver avant. Deux jours de plus sur une plateforme ou dans un pays du moyen orient, on fait la gueule et on fait tout pour l'éviter. Deux jours de plus au Brésil, mis à part les rendez vous en France que je suis obligé de décaler, ce n'est pas vraiment la mer à boire. D'ailleurs, pourquoi que l'on voudrait la boire la mer quand on peut se faire un caipirinha tranquillement assis sur une chaise longue en regardant les vagues lécher le sable et ronger un tout petit peu sur le terrain de volley de plage qui s'était improvisé. Les fouteux sont plus malins, ils ont préféré être un peu en retrait sous les cocotiers et leurs buts ne sont pas menacés par la marée montante. Quant aux tortues qui viennent se prélasser, ce n'est pas maintenant qu'on peut les voir mais bien avant dans la matinée quand le soleil ne s'est pas encore complètement levé. C'est vrai que ça a de quoi foutre les boules de devoir rester deux jours de plus, pas à moi, non, mais à celui qui aimerait être à ma place.

mercredi 6 juillet 2011

Les tests au petit bonheur la chance

On avait démarré le test d'endurance de 72h, dernière étape avant la mise en production, sur une machine quand le client a tout arrêté en cours de route pour se lancer dans d'autres essais dont on ne comprend pas trop la finalité. Ils se sont soudain posé des questions sur la puissance des turbines qui alimentent le site en électricité et ont voulu savoir si elles tenaient quand 3 compresseurs étaient en charge. Il y a 5 machines, donc j'espère bien que les turbines ont été calculées en conséquence et c'est surprenant qu'elles ne tiennent pas pour 3 machines seulement, mais bon, ici, c'est du genre à lancer des essais un jour et changer le lendemain, les tests au petit bonheur la chance. Par exemple pour cet essai de charge des turbines on devait démarrer 3 machines et maintenant on n'en démarre plus que deux, de peur de planter les turbines. Mais est-ce que ce n'était justement pas le but de savoir si elles tenaient ou non? Oui, mais si elles plantent, c'est la grosse merde à tout redémarrer. Car bien sur le client n'a pas acheté les batteries qui permettent de ne pas perdre les données en cas de coupure de courant. Donc chaque fois que ça plante, il faut une bonne journée pour tout redémarrer et encore, avec le fournisseur sur place, car le jour ou il sera parti, je ne sais pas comment ils vont faire.

lundi 4 juillet 2011

Quand le Brésil joue au futbol

Quand le Brésil joue au futbol (en ce moment c'est la copa america) c'est le désert complet dans les rues, hormis à proximité des bars qui retransmettent le match. Et tant qu'il n'y a pas de but, pas de pétard ni feux d'artifices ni cris de joie. Completo silêncio qui surprend car on se demande soudain ou sont passées les voitures qui passent avec la sono à fond, les klaxons, et les autres bruits quotidiens que l'on finit par ne plus remarquer. Soudain plus rien, sinon le bruit de la mer et des vagues qui s'en foutent royalement du match en cours et qui osent déranger ce calme absolu. Une fois le match terminé par un piètre zéro zéro face à la petite équipe du Vénézuela, la vie reprend doucement son cours mais calmement comme si les brésiliens avaient un peu honte de sortir mais le faisaient quand même parce qu'il le faut bien.

samedi 2 juillet 2011

Bunda grande

Ce qui fait glamour au Brésil pour une femme, c'est d'avoir des gros seins et un gros cul tout rond et beaucoup de femmes se font siliconer l'arrière train afin d'avoir un popotin taille XXL. Cela peut nous surprendre, nous qui avons l'habitude de voir les top models anorexiques mais ici, à la télévision, c'est la star qui aura le plus gros fessier qui deviendra la plus populaire. On retrouve cette mode dans la rue et l'on est parfois étonné de voir une femme mince de presque partout avec un fessier éléphantesque. Bunda grande, disent les brésiliens qui tel le loup de Tex Avery semblent se lécher les babines en disant ce mot magique.

mardi 28 juin 2011

La bouteille de contrex sur la table en formica

Ici, on a beau arriver le matin à 7h30 sur le site, rien ne se passe avant 14 heures. Aujourd'hui pourtant a été un record mondial, car le client est venu pour démarrer une machine à 10h45. Du jamais vu. Le pire c'est que l'on a démarré à 11h, seulement 15mn après. Mais cela n'a pas duré, car on a eu quelques petits problèmes avec le moteur et donc le démarrage a été remis au début d'après-midi. Tout allait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, lorsque les turbines alimentant le site sont tombées en panne, remettant les essais au lendemain matin, ou plutôt au lendemain après midi si tout se passe bien. Cela fait bien une semaine que ce petit jeu dure et cela n'est pas fait pour s'arrêter et d'ailleurs on aurait tort de se plaindre car aujourd'hui il y a eu de l'activité contrairement aux jours précédents. 
Mais bon, c'est vrai que certains pourraient aussi être pressé de partir de ce pays afin de retrouver leur HLM dans leur chère petite banlieue puis de découvrir après avoir appris leur licenciement de l'usine qui les employaient que c'est bien leur Peugeot 307 qui brule en bas sur le parking. Après avoir été contrôle 3 fois par les flics parce qu'ils n'ont pas le faciès formaté, et après s'être tapé les 13 étages à pied en rentrant avec les courses de Auchan car l'ascenseur est encore en panne, ils vont enfin avoir la joie de retrouver la bouteille de contrex sur la table en formica qui retient le tas de factures impayées (ça vous étonne, mais il parait que ça existe ce monde là). Alors, oui, dans ce cas extrême, je comprend que l'on ait envie de s'en aller, par contre pour tous les autres cas, on préfère faire durer le plaisir.

lundi 27 juin 2011

Remplir son panier de bananes, mangues, goyaves, papayes...

Quand la pluie s'installe, le froid de l'hiver se fait sentir et la température tombe facilement à 10-15°C le jour alors qu'elle oscille entre 20-25°C dès que le soleil fait son apparition. Mais aujourd'hui, la pluie est partout et les nuages s'accrochent aux montagnes environnantes, si bien que l'on se les pèlent au travail, sur le site traversé par le vent et humidifié par les torrents d'eau qui tombent du ciel. Il y a beaucoup d'agriculteurs qui aimeraient avoir cela en France en ce moment, mais ils se plaindraient alors du manque de travail, car ici, point n'est nécessaire de cultiver la terre pour qu'elle produise, il suffit de ramasser pour remplir son panier de bananes, mangues, goyaves, papayes, fruits de la passion et manioc.

samedi 25 juin 2011

Se laisser bercer jusqu'au bout de la nuit

Grand viaduc vacancier, ici au Brésil avec le jeudi férié Cropus Christi, jour religieux ou l'on vénère do corpo e sangue de cristo, une sorte de jeudi de l'ascension brésilien et décalé. Du coup, interdiction de se rendre sur le site jeudi et plus rien qui se passe les deux jours suivants, mais au lieu de nous dire que l'on pouvait rester à l'hôtel auquel cas j'en aurait profité pour partir me balader un peu plus loin dans ce pays gigantesque, ils nous ont fait patienter au bureau sans rien faire et en nous promettant une activité imminente afin de nous faire patienter. Mais heureusement, le samedi on a réussi à s'échapper assez tôt pour pouvoir pleinement profiter de la fête de la crevette qui a lieu pendant 4 jours en ville, aller se prendre un caipirinha sur la plage en attendant que le soir arrive et se laisser bercer jusqu'au bout de la nuit sur les airs de samba et de salsa. Demain, si le réveil n'est pas trop compliqué, petite balade sur la cote pour découvrir les villages de pécheurs et les plages désertes lovées entre les montagnes en pains de sucres et les iles désertes.

vendredi 24 juin 2011

Le bruit des grues des docks recouvrent celui des vagues

Ce week-end c'est la fête de la crevette à Caraguatatuba. Cela semble d'ailleurs être la spécialité du coin, car aussi bien dans les restaurants que dans le marché aux poissons, c'est ce que l'on retrouve le plus souvent. Pour avoir eu la chance d'en préparer flambées au cachaça (l'alcool local servant de base pour les caipirinha), chez des amis brésiliens, je peux dire qu'elles sont succulentes. Mais cette spécialité locale va t'elle durer ou va t'elle disparaître avec les futurs projets de transformer cette ville de 100.000 habitants située dans un cadre magnifique en un gigantesque terminal pétrolier abritant jusqu'à 1.000.000 de personnes. Que va t'il alors rester de ces petites barques de pécheurs et des petits kiosques sur la plage ou l'on danse la samba et la rumba sur des airs d’accordéons en buvant de la cerveza ou un caipirinha? Que va t'il rester de ces plages désertes et des paysages magnifiques si à la place sillonnent au loin les super-tankers et si le bruit des grues des docks recouvrent celui des vagues?

mercredi 22 juin 2011

Le savoir improviser au pire moment

La semaine dernière, le client nous pressait pour mettre en gaz les installations, il fallait produire le plus vite possible, vite, vite, vite. Puis, depuis, plus rien. On attend mais cette attente risque de durer car le gaz produit n'est pas encore certifié et ne peut donc pas être exporté. Pour la certification, on ne parle pas en heures ou en jours mais en semaines, donc on attend. Ceci était prévisible et aurait pu être anticipé, me diriez vous? Oui, mais pas au Brésil. Ici, toute l'organisation de travail consiste à savoir improviser au pire moment. Quand il faut démarrer les machines et que l'on spécifie par avance que l'on va commencer les essais tôt le matin, on peut être content si on voit une personne arriver sur site avant midi et si on commence réellement vers 15h (je crois que c'est le plus tôt que l'on ait réussi à faire). Souvent quand tout le monde est prêt pour travailler, ils s’aperçoivent tout d'un coup qu'il manque quelque chose d'important et on est repartit pour une heure d'attente ou alors un hurluberlu arrive pour faire d'autres tests et bloque le démarrage.

mardi 21 juin 2011

Caraguatatuba - Photos













Quelques photos de Caraguatatuba (une des multiples plages et la piste de lancement des parapentes et delta-planes à coté de la statue de Sao Antonio.